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jeudi 8 avril 2010

Plein texte

Vous êtes des chercheurs next gen, pas de doute, nous enviait mon directeur de recherches l'autre jour en séminaire.
Il nous racontait ses jeunes années, à la bibliothèque, où il remplissait une petite fiche jaunie pour avoir un exemplaire d'une revue particulière, puis où il poireautait à sa place, attendant qu'un bibliothéquaire poussiéreux vienne lui annoncer que la collection était incomplète et que l'exemplaire demandé n'était pas disponible.

Ce dont mon directeur parlait c'était de la numérisation en cours. Nous avons donc Gallica, plutôt pour les revues d'avant 1945. Et Persée, pour les plus récentes.
Et sur ces sites, un outil de recherche formidable : la recherche par mots-clés en plein texte.

Chercheurs, usez-en ! sans en abuser car ça déborde très vite.

Actualitté m'apprend ce matin que la BNF (responsable donc de Gallica) fait appel à la collaboration de Wikisource pour la correction de ces textes...
Et à la vérité, c'est pas trop tôt.

mardi 26 janvier 2010

Alien : le huitième passager


Alors que la RATP chasse l'immonde objet de dépravation de son espace public, les personnages de Ridley Scott clopent allègrement au sein d'un vaisseau spatial.

Autres temps...

lundi 21 septembre 2009

Simon's cat...

Une nouvelle animation qui sent le vécu !

A tous les propriétaires de chat en appart...


dimanche 26 octobre 2008

DAL... pour tous les âges de la vie

Les villes sont surpeuplées. Les apparts très chers. On a tous été un jour obligés de vivre l'expérience de la "cohabitation"...
Vous pensiez que c'était limité à une période de votre vie ? Qu'étant maintenant soigneusement marié et grassement salarié vous étiez tiré d'affaire ?
Vous, vous êtes plus naïf que Benoît Delepine et Siné...



mardi 14 octobre 2008

MP aux autochtones...

(et mort aux cons)

J'ai fini la relecture de Soirée écossaise et je l'ai mise en page. J'ai corrigé les fautes, repris un peu le style et ajouté (plus ou moins) une chute. Mais sinon vous y êtes toujours les mêmes (pardon).

Lien scribd pour télécharger le fichier PDF

Vous embrasse.

dimanche 7 septembre 2008

Parlons sexe : all good !

Et plus précisément du... :





Bon, voilà qui est introduit !
Mais aujourd'hui, le Docteur Miches va se pencher en particulier sur ce phénomène fascinant et ô combien excitant qu'est l'érection.
Voici à quoi ressemble un pénis au repos :



Et maintenant, en érection :

Bon, je ne vais pas m'attarder sur la différence, je crois que c'est clair pour tout le monde (il est plus facile d'enfiler une capote sur la deuxième photo...).
Sur le mécanisme non plus, on va pas en écrire des kilomètres : nous sommes tous adultes et vaccinés. Sur le schéma, les endroits représentés avec des petits points qui entourent l'urètre sont des corps "caverneux" et "spongieux" (c'est pas très sex, la biologie...), qui sont parcourues de petites veines. Sous l'effet d'une excitation de nature sexuelle, le coeur bat plus vite, le sang afflue dans l'organe en question, et une petite valve, à la base du pénis va se refermer pour emprisonner tout ce sang à l'endroit qui nous intéresse aujourd'hui (pas que).
J'ai lu aussi que cette petite valve s'ouvre et se referme légèrement pendant l'érection pour renouveler le sang et lorsqu'elle ne fonctionne pas correctement, on a affaire au fameux priapisme (érection continue et douloureuse).
Une érection sert majoritairement à avoir un rapport sexuel (plus rarement à porter une boîte de macédoine de fruit, private joke) et mène à l'éjaculation.
Toutefois, entre ces deux étapes, le pénis sécrète un liquide pré-éjaculatoire.
Ma maman me disait toujours : "Ma petite Louisemiches, le coït interrompu ça ne t'empêchera pas de tomber enceinte, tu sais ? à cause du liquide pré-éjaculatoire. Fais comme tout le monde et mets donc un préservatif..."
Or, il s'avère que l'on m'aurait menti, car certaines études montrent l'absence de spermatozoïdes dans ce liquide. Ou alors à très faible dose, ce qui s'expliquerait par des spermatozoïdes frileux qui sont restés dans l'urètre.
Car l'homme a cette jolie particularité d'éjaculer par le même canal (l'urètre, donc) qu'il urine. Le liquide pré-éjaculatoire aurait donc pour fonction de nettoyer l'urètre de toute substance présente dans l'urine qui pourrait attaquer les précieux spermatozoïdes. En plus, c'est un liquide qui a l'avantage d'être très doux sur les doigts et de lubrifier le prépuce et le reste, on ne va donc pas cracher dessus.
("Oui ma petite Louisemiches, mais tu mettras un préservatif quand même, hein ? ce liquide peut-être porteur de maladies et j'ai pas envie d'avoir la charge de ma fille handicapée toute sa vie" - Oui, maman.")
Bon ensuite l'éjaculat fait tout un parcours depuis les testicules jusqu'à l'extrémité de l'urètre passant notamment par la prostate pour s'enrichir de liquides divers et variés ayant différentes fonctions, comme celle, très importante, de maintenir les spermatozoïdes en vie car ces chochottes ont une fâcheuse tendance à mourir quand elles sortent de leur milieu naturel. Au final, on obtient le sperme, substance riche en vitamines diverses (C, B12), en sels minéraux (calcium, magnésium...) et qui contient même des sucres. Bon appétit.

En fait, si je me tape l'écriture de ce post pas très marrant, c'est que le prévenant BT, compatissant à ma situation, m'a envoyé un mail (signé du pseudo Justin Bridoux, qui n'a trompé personne...) contenant ce lien pour me dire que ce que je vivais était vraiment scandaleux, même les paraplégiques ont droit à l'orgasme !

En clair, il est dit que, de même que les paraplégiques peuvent vivre leurs Jeux para-olympiques (on en a soupé tout l'été aux infos, et quand il y en plus, yen a encore !...), ils peuvent aussi avoir un para-orgasme. Car si l'érection ne pose pas de trop de problèmes, en revanche il est beaucoup plus difficile pour eux d'avoir une éjaculation, et donc un orgasme (dixit l'article).
Or, au temps de ma folle jeunesse, j'eus un amant célèbre qui pouvait bloquer son éjaculation sans pour autant renoncer à l'orgasme (non mais vraiment, dit comme ça, la biologie c'est vraiment pas sex...). D'où mes questions sur le rapport entre orgasme et éjaculation chez l'homme.
Après recherches, il s'avérerait que ce rapport n'est pas systématique. Dans certains cas d'éjaculation précoce, l'orgasme peut être absent. Il est aussi possible en retour d'avoir des orgasmes sans éjaculation.
Cela peut être pathologique, et on parle alors d'éjaculation rétrograde : le sperme est redirigé vers la vessie (car l'urètre est bouché, ou trop contracté pour laisser passer le sperme).
Ou bien cela peut être volontaire et provoqué, et on parle alors de techniques orientales qui se diffusent en Occident par des stages très chers organisés par de pseudo-gourous et ça peut être dangereux (j'ai perdu le lien vers l'article de Wikipedia qui en parle en ces termes, mais faites-moi confiance, je résume fidèlement).
Il s'agirait donc d'injaculation, obtenue en pressant fortement un point situé derrière le scrotum et en-dessous de l'anus. Il faut trouver exactement le bon point et ne pas oublier de le presser assez tôt justement pour éviter l'éjaculation rétrograde.
Mais je reste tout de même septique.
Cette technique est louée car elle permettrait à l'homme de pouvoir avoir de nombreux orgasmes (vous n'êtes qu'une bande d'envieux) mais aussi de pouvoir continuer le rapport sexuel jusqu'à plus soif (car le pénis et son propriétaire n'auraient pas besoin de phase de récupération longue -au-delà de quelques secondes).
Mais je demande à voir.

Bref, ce que je retiendrai de ces folles recherches c'est que la sexualité chez les êtres humains est beaucoup moins marrante à étudier que celle des animaux...
Saviez-vous que l'homme était un des seuls mammifères à ne pas avoir d'os dans le pénis (donc de ne pouvoir le rétracter dans son corps, pour le protéger) ? En revanche, une fracture du pénis est possible, lorsque celui-ci est en érection.
Saviez-vous que les reptiles avaient deux pénis ?
Saviez-vous que chez les marsupiaux, le pénis se divisait en deux vers le bout ? Certains tarés (des hommes) se font "subinciser" le pénis, pour des raisons de tare mentale ou des raisons d'ordre rituel : rendre hommage aux kangourous, imiter la menstruation (en rouvrant la cicatrice) lors de certaines cérémonies, etc. J'ai même trouvé une jolie photo. Enjoy :



On peut voir aussi cette pratique comme une manière de communier avec la femme, l'union des deux sexes : au-delà du genre, l'être humain, en somme.
Mais je maintiens que lorsqu'on arrive à ce genre de mutilation, c'est de l'ordre de la tare mentale :



Bref, maintenant je n'ai plus faim et pour vous dire, ma libido s'est drôlement calmée, d'un coup.

lundi 9 juin 2008

Petite anecdote de métro pour passer le temps

Dimanche soir, un métro pas très plein.
Je m'assieds en face d'un vieux bedonnant qui trimballe sa bouteille d'oxygène. A ma droite, un jeune mec, 30-35 ans, des lunettes, un début de calvitie et un air timide, bouquine. Le vieux en face de moi ne fait rien.
Je sors Le Monde, et fais ce que j'ai à faire en pareil cas.
Mais rapidement, je m'aperçois qu'il est assez compliqué de lire, faute à un "djeune's" assis non loin, qui a mis son lecteur MP3 à fond, tout en laissant pendre ses écouteurs sur sa poitrine. Peut-être est-ce la dernière mode dans son quartier ? Peut-être qu'il a enfin assimilé les messages de prévention sanitaire et qu'il a compris qu'il ne fallait pas se mettre de musique trop forte dans l'oreille ? Peut-être qu'il adore faire chier le monde ? Peut-être qu'en fait il est communiste, et qu'il voulait partager son amour de la musique avec tous les prolétaires du wagon qui n'avaient pas de quoi se payer un lecteur comme le sien ?
Quoi qu'il en soit, c'était vraiment super fort. Je voyais du coin de l'oeil le mec timide se relever de son bouquin pour mater le jeune... Il soupire, tente de se raccrocher à son bouquin, redresse la tête, fusille le jeune du regard, re-soupire, etc.
Et puis il s'est décidé : il se lève pour aller parler au mélomane. Pas si timide, me dis-je ! Je le soutiens du regard : j'arrête de lire le journal pour fixer le jeune droit dans les yeux, au cas où l'envie lui viendrait de mettre un paing à notre Zorro à lunettes. Le message est passé je crois : il a compris que s'il tentait quelque chose, il lui faudrait ensuite en découdre avec moi...
Le jeune mec chauve est debout et parlemente avec calme avec son cadet qui l'envoie bouler (en le tutoyant) : il refuse de baisser le son, il en a rien à foutre, l'autre n'a qu'à aller dans le wagon d'à côté, etc. Le héros du jour tente tous les arguments, s'assoit même à côté de son contradicteur, rien n'y fait...
Pendant ce temps, le vieux à la bouteille d'oxygène en face de moi en profite pour engager la conversation... Il me tient des propos que je n'oserais pas inventer s'ils ne m'avaient vraiment été tenus.
"De mon temps, on ne pouvait pas se comporter comme ça, sinon vous verriez ce qu'on se prenait à la maison en rentrant !"
Je tente de désamorcer : "Oui, mais à l'époque vous n'aviez pas de lecteurs MP3..."
Il s'emballe : "Ah mais c'était une autre époque ! Moi j'ai commencé à travailler à 8 ans, vous savez ! A 14 ans j'étais en usine !..." etc.
Le mec à lunettes a renoncé à sa tentative. Il revient s'asseoir près de nous, je le remercie de son geste. Il me jette un regard timide, tente de répondre, s'embrouille, cafouille, puis replonge dans son bouquin.
Le vieux n'arrête plus : "Et puis j'ai fait la guerre, aussi. Les jeunes d'aujourd'hui n'ont pas fait la guerre !"
Le mec au bouquin lui jette un regard.
"Ah l'Algérie, c'était dur... Surtout à... (un nom de bled que j'ai oublié) Ah oui, c'était dur, mais au moins, on sait se débrouiller et respecter les gens !"
Faire la guerre c'est savoir respecter les gens ???
Le jeune à côté se trémousse : en plus de la musique de l'autre petit con, il faut qu'il se tape les inepties de l'autre vieux con...
J'affirme que oui, la guerre c'est dur, et qu'il ne faut la souhaiter à personne.
Le vieux continue sur ses souvenirs. Allez comprendre l'enchaînement d'idées, mais il me parle maintenant de ses mariages. J'apprends qu'il va se remarier encore l'année prochaine... Avec une nana super qui lui a fait perdre 30 kilos. Je le regarde, essaie de me représenter la taille de sa bedaine avant ce super-régime, j'ai peur. Au moment où il s'apprête à me raconter où le mariage aura lieu, je lui fais signe que c'est ma station et que je dois descendre.
Il me dit au revoir.
Le mec à lunettes a arrêté d'essayer de bouquiner. Il semble triste. Je lui adresse un sourire pour le saluer mais il a les yeux perdus dans le vague...

vendredi 21 mars 2008

Qu'est-ce que l'éloquence ?

Déjà, quelque chose que je ne possède pas...
Mais encore ?

Vous connaissez la Conférence Berryer ?

Un truc d'avocats potaches qui rencontre un certain succès public.
Le principe est simple et redoutable : une douzaine d'avocats organisent une Conférence.
Ils invitent une célébrité (Alain Chabat, Bernard Laporte, Pierre Bellemare, Anne Roumanoff...) dont ils font le portrait en ouverture de séance.
Ensuite, des "candidats", comme vous et moi mais en beaucoup plus masochistes, se présentent. Ils ont préparé un discours sur une question concotée par les avocats, souvent en rapport avec l'invité (exemple : Faut-il battre en retraite ? -invité : Marc Blondel ; Ne reste-t-il aux Pagny percés que la liberté de penser ? -invité : Florent Pagny ; Faut-il prendre un dernier vert ? -invité Noël Mamère ; Chabat, dabada ? -invité Alain Chabat, etc. vous avez compris le principe). Le candidat se lance, répond par l'affirmative ou par la négative, ou ne répond pas, à la question posée en essayant d'être le plus éloquent possible et de faire rire le public.
Son discours terminé, chacun des secrétaires se lève à tour de rôle pour expliquer avec beaucoup d'humour et de finesse (parfois...) à quel point le discours du candidat était nul...
A la fin de la Conférence, un ancien secrétaire critique la critique des secrétaires, et voilà tout le monde repart content, de belles phrases plein les oreilles.

Je ne suis jamais allée les voir en vrai, parce que voilà. Mais si vous voulez y aller c'est au palais de justice, métro Cité, et l'entrée est libre et gratuite. Il y en a une ce soir, d'ailleurs, avec Yvan Le Bolloch comme invité. Prévoyez tout de même d'arriver en avance et de poireauter une heure sous la pluie car comme dit Henri de Beauregard, un de mes amis avocats : "l'entrée est libre mais les places sont chères".
Heureusement pour les geek en devenir que nous sommes, j'ai trouvé sur internet des fichiers audio d'enregistrements de certains discours de la Conférence.

Moi m'ait bien marré hier souar (cf. Béru) à écouter certains de ces extraits...

Alors, l'éloquence, c'est quoi ? Répondons par l'exemple :
Le portrait de Pierre Bellemare par Henri de Beauregard, avocat sus-cité.

C'est pas beau, ça ???



jeudi 4 octobre 2007

Dard d'art

Je veux bien admettre être une inculte, et spécifiquement dans le domaine de "l'art", visuel, plastique, peinture, etc.
Mais là quand même... Sur le site écrans, le site du jour est celui d'un "artiste", qui a eu l'idée géniale de créer un site internet qui affiche soir une page rouge soit une page bleue. L'adresse est ici : http://www.sometimesredsometimesblue.com/

je comprends pas... Le site écrans me dit :
Il s’agit d’une œuvre de Damon Zucconi, un très jeune artiste new-yorkais qui tente, à travers de multiples supports (Internet, vidéo, photographie sculpture, etc.), de réfléchir notamment sur la notion d’art et d’auteur à l’époque du cyberspace et des réseaux virtuels.

et ça ne m'avance pas...

vendredi 28 septembre 2007

la politique vue de mon canapé

Hier not' bon ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos était interviewé au JT de 20h de TF1.

Vous aviez dû remarquer que ces derniers jours, les grands journaux télévisés se sont déchaînés dans le genre de reportage de fond où ils excellent, à savoir : le micro-trottoir.
Donc, ce coup-ci, il s'agissait de savoir s'il fallait supprimer les cours du samedi matin à l'école primaire. Les parents et les enfants étaient questionnés, au pied levé à la sortie des classes (la fameuse et rétrograde "heure des mamans"...), et si le journaliste a fait correctement son boulot, on a eu toute la palette des opinions possibles : oui ; non ; je sais pas, peut-être. Personnellement, j'ai pas vu s'ils sont aussi allés voir des psychologues ou des médecins, ou bien des pédagogues. J'ai été presque déçue de ne pas voir Meirieu pointer le bout de sa moustache.

Bref, c'est le débat de société du moment. Et le ministre est venu devant les Français (sur une chaîne privée, of course !) expliquer qu'il avait tranché et qu'à la rentrée tous les samedi matins seront libres pour toutes nos chères têtes blondes de France et de Navarre...

Alors je n'ai absolument aucun avis sur la question, mais ce qui m'a fait rire, de mon canapé, c'est l'état de stress affolant de Xavier Darcos. J'aurais payé assez cher pour être de l'autre côté de l'écran et voir ce qui le paniquait à ce point. Il avait un visage parfaitement lisse, sur lequel il affichait un large sourire complètement crispé, et il jetait tout le temps de petits coups d'oeil sur sa droite, où devait (j'imagine) se trouver un écran où il voyait ce que je voyais moi. Et le plus impressionnant, c'étaient ses mains, placées sur un sous-main, les bouts des doigts joints, à la Chirac. Elles tremblaient, genre alcoolique. J'étais fascinée par les efforts de maîtrise de soi qu'il faisait pour dissimuler tout ça. PPDA lui faisait semblant de ne rien remarquer.

Alors, pourquoi tant de stress ?
Je ne vois qu'une seule solution politique (parce que pour le reste, je ne suis pas dans ses petits papiers) : les enseignants lui foutent la trouille. Je me disais bien aussi qu'il s'était fait discret, notre ministre, depuis sa nomination. Là c'est la première mesure qu'il se permet, et peut-être qu'il a peur de se prendre des manifestations et des grèves dans sa face, et ainsi coller à la légende forgée sous la IV° République de dangerosité du poste de Ministre de l'Education nationale.


Je ne sais plus où j'ai lu, l'autre jour, que la France (qui donc ? pas moi en tout cas...) réfléchissait à une éventualité de revenir au sein de l'OTAN. Et ça, ça m'a bien fait rire aussi. J'imagine qu'on essaye de revenir pour se rapprocher des Etats-Unis. Mais il faut bien réfléchir aux modalités du retour, pour ne pas avoir l'air d'abandonner toute dignité et sauver un peu la face (ce qui risque d'être difficile).
L'héritage de De Gaulle semble bien enterré, et ça je m'en fous.
Mais il est vrai que De Gaulle avait dit "nan !" à une époque où l'OTAN était puissante et semblait avoir un avenir, ou du moins une raison d'être. Aujourd'hui, l'OTAN, c'est vraiment passéiste... Eh, les mecs ! le mur de Berlin est tombé, c'est bon ! Les Russes ne se baladent plus avec un couteau entre les dents, et Lénine ne s'est toujours pas redressé dans son mausolée... Et c'est cette époque que nous choisissons pour baisser la tête et dire : "pardon, pardon... On peut revenir maintenant ?"

Bref, qu'est-ce qu'on se gondole...

dimanche 23 septembre 2007

riche à minutes...

Car la vraie richesse n'est peut-être pas l'argent (ça c'est certain), mais le temps (ça, on pourrait en discuter...)





pour le texte explicatif contestataire, je vous renvoie au nietweb, je garde ainsi les mains propres en cette affaire (pas la peine de débarquer à 6h demain, j'ai déjà donné, merci !) et débrouillez-vous si vous ratez la mise à jour...
cette vidéo est fascinante, j'adore surtout les objets divers qui servent de support : des bouteilles, des livres...

(et le lien yotbe car le lecteur ne marche certainement pas : http://www.youtube.com/watch?v=Q5nmspVOz_Y&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Enietweb%2Ecom%2Fblog%2Ephp)

mardi 11 septembre 2007

Nicolas Demorand et moi

Nicolas Demorand (ND pour les intimes), c'est le journaliste qui présente les infos le matin sur France Inter.
Je m'apprête à utiliser banalement l'outil internet comme défouloir, pour tous ces matins où je me suis réveillée énervée, voire où je frappai l'oreiller, où, ultime recours dans mon désespoir, je zappai sur France Info.
Voilà, je vais lâchement cracher ma bile de manière anonyme sur un blog confidentiel, mais pardonnez-moi si je pêche : je ne supporte pas ND.
Il concentre en sa modeste personne tout ce que je ne supporte pas chez les journalistes.
C'est un pur, un dur, toujours sur le fil de l'actu, coco. Il a tellement endossé l'habitus du journaliste qu'il en est devenu caricature.
Ses interview d'hommes politiques sont convenues, un jeu dont les règles sont bien assimilées de part et d'autre, et ça ronronne. ND pose une fausse question "impertinente" à son invité, c'est à dire qu'il l'interroge sur le buzz du moment dont on se cogne royalement (exemple : Rachida Dati a-t-elle un caractère de chien ?). L'homme politique répond à côté évidemment. A ce moment-là, ND, car c'est un journaliste indépendant et impertinent et qu'il tient à le montrer lui coupe la parole : "mais vous ne répondez pas à ma question, je vous demandais si Rachida Dati a vraiment un caractère de chien" (ND ne se laisse pas mener par les hommes politiques, vous voyez bien...). L'invité continue sa langue de bois, et parfois lâche une petite phrase, car ça fait tourner la machine médiatique et que les hommes politiques se nourrissent de ça aussi, et l'interview poursuit son cours bien tracé.

Car s'il y a un sujet sur lequel ND ne transige pas, c'est l'indépendance du journaliste. Qu'un auditeur ou qu'un invité ose faire une petite allusion au fait que peut-être tel journaliste d'info serait un être humain, donc avec ses opinions et ses affects et que même s'il veut paraître neutre il traite l'info à partir de ce qu'il est, aussitôt notre ND part en croisade, s'indigne, ne laisse rien passer. Même s'il s'agit d'une conversation entre deux autres personnes, exemple l'invité et l'auditeur, ND s'invite pour étaler sa passion du journalisme, sa vision du journaliste comme une machine au-dessus du commun des mortels, sans émotions ni surtout inconscient.

L'autre sujet susceptible d'entraîner ND à changer immédiatement le sujet de la conversation pour étaler ses propres obsessions, c'est la liberté de la presse, corollaire évident de l'indépendance du journaliste.
La liberté de la presse chez ND est à la fois un déjà-là (car le journaliste est indépendant) et un idéal à défendre/conquérir. Il s'imagine certainement refaire la campagne des banquets de 1848, sauf qu'à cette époque cela avait un sens. Aujourd'hui la liberté de la presse n'est plus menacée directement par le pouvoir politique (genre ORTF), mais les pressions pour son contrôle visent de manière plus insidieuse l'indépendance du journaliste justement. Un sujet que ND refuse de discuter.
Je rêve d'un débat Pierre Bourdieu-Nicolas Demorand... Oui certes, Bourdieu a des côtés insupportables aussi mais il a le mérite d'avoir construit une sociologie réflexive et désillusionnée. Le sens pratique, un live que ND a sûrement lu et qui a dû l'indigner au plus au point. L'habitus du journaliste ? L'homologie structurale ? Fi ! Indépendant et libre, je vous dis...

De toutes façons, lorsque quelqu'un se prétend neutre, c'est là qu'il faut se méfier. C'est le signe d'un aveuglement complet. Le journaliste, l'homme politique, le chercheur voire la meilleure amie à qui vous demandez conseil et qui prétend parler en toute "objectivité" refoule ses implications, refuse de les questionner, et donc se fait doublement piéger par elles.

Et pour finir de cracher mon venin, j'aimerai en répandre aussi un peu sur les autres journalistes, car ND n'est pas seul à l'antenne... Après l'avoir écouté pendant quelques minutes, bien énervée par son ton enthousiaste de journaliste-c'est-le-plus-beau-métier-du-monde (car indépendant et libre...), je ne supporte plus la connivence et l'amitié que les journalistes étalent à l'antenne. Le petit ton amusé de rigueur lorsque le chroniqueur finit son intervention par une info "décalée" (oh le vilain mot que je me prends à détester aussi), comme la nana qui fait la revue de presse par exemple. Elle finit toujours sa chronique par une note humoristique, vous l'aurez remarqué comme moi, et enchaîne très vite par son traditionnel "bonne journée" pour bien marquer sa chute et laisser à ND le temps de s'esclaffer sur un mode parfaitement convenu.
Les petites phrases à caractère apparemment privé (mais en fait rien ne peut être privé à la radio évidemment, les journalistes n'oublient pas soudainement qu'ils parlent dans un micro et qu'ils émettent sur la France entière) que les journalistes s'échangent aussi, on y a eu droit par exemple lors du buzz sur le "tabagisme" : le fumeur du studio était pris à partie sur le mode "Dorénavant, les fumeurs devront aller se griller leur cigarette sur le trottoir, n'est-ce pas Roger ?". Notons que ces faux échanges privés, qui ont certainement pour but de créer une ambiance la "Maison" de la radio, Radio France on y est bien on se marre bien etc., sont marqués par l'usage du prénom. Lorsque ND utilise le prénom et le nom du journaliste, le commun des auditeurs est alors prévenu que ND s'adresse à lui.

Bon, je vais arrêter là, je voulais juste viser Nicolas Demorand, si je continue je vais passer aux journalistes télé, et là je suis repartie pour des pages et des pages.

Il y aussi des choses que je trouve bien à la radio et des gens que j'admire, mais le "ton" France Inter, j'en peux plus, il fallait que j'en parle à quelqu'un.
Putain ça fait du bien.

mardi 4 septembre 2007

rentrée universitaire

La campagne de l'OFUP démarre sur les chapeaux de roues (vu ce matin à Paris 8) :
"La culture, c'est comme un parachute. Si tu n'en as pas, tu t'écrases"
Commentaire de citation, vous avez deux heures.

Rappelons à toutes fin utiles que l'OFUP, service d'abonnement presse pour les étudiants et lycéens et le monde de l'éducation en général, est bel et bien une entreprise privée qui utilise les méthodes commerciales habituelles des requins du secteur, et qui sous-paie des étudiants qui s'en vont ravis par centaines porter la bonne parole de l'OFUP dans les lycées et universités.
(plus d'infos dans cet article de Bellaciao.org, je ne sais pas où en est la campagne démarrée en 2006, si vous avez des infos, partagez les...)

Pour les intéressés aussi, l'expression "démarrer sur les chapeaux de roues" veut dire à très grande vitesse, et s'applique désormais à toutes sortes d'activités.
En fait, ça vient apparemment des "chapeaux de roues", les ancêtres de ce qu'on appelle aujourd'hui les enjoliveurs. Ici ou là, il est rappelé que lorsqu'une voiture prenait un virage de manière trop brusque ou rapide, ça pliait les roues jusqu'à ce que les enjoliveurs, les chapeaux de roues donc, touchent la chaussée. D'où l'association chapeaux de roue et vitesse.
Et puis, la langue faisant son chemin...

jeudi 2 août 2007

Allez les jeunes !


Je ne dois certainement pas être la première à m’en gargariser, mais ça me fait bien marrer que le chef de meute des louveteaux de l’UMP s’appelle Fabien de Sans Nicolas


( le chef de meute, ça existe vraiment chez les scouts… Au fait, le saviez-vous ? il existe aussi des scouts musulmans. Comme quoi, faut arrêter de ne se moquer QUE des grenouilles de bénitier)

vendredi 27 juillet 2007

les pluriels des noms

Allez, je sais que c'est douloureux, mais de temps en temps, une petite leçon d'orthographe, moi je dis pas non...

Le beau Fried nous a envoyé une carte postale de vacances, typique des ciels de Bretagne, dit-il :




Tandis que Prévert, généreusement, nous a laissé une belle prière à marmonner à l'église quand on s'y ennuie (pour ceux qui y vont, les autres la scanderont avantageusement dans la rue...)

Pater Noster (Paroles)
Notre Père qui êtes aux cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la Trinité
Avec son petit canal de l'Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa rivière de Morlaix
Ses bêtises de Cambrai
Avec son océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuileries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les merveilles du monde
Qui sont là
Simplement sur la terre
Offertes à tout le monde
Éparpillées
Émerveillées elles-mêmes d'être de telles merveilles
Et qui n'osent se l'avouer
Comme une jolie fille nue qui n'ose se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Avec leurs tortionnaires
Avec les maîtres de ce monde
Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs reîtres
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misère pourrissant dans l'acier des canons.


Notez : certains noms ont donc deux pluriels.
Certains, comme les pluriels de "ciel" sont de sens différents. Comme mes aïeuls, qui sont mes grands-parents, alors que mes aïeux sont mes ancêtres, plus généralement.
D'autres sont de même sens, mais l'usage autorise l'emploi de l'un ou de l'autre : idéals et idéaux, ails et aulx (ce dernier doit être particulièrement coton à caser. Celui qui me fait un commentaire en y glissant "aulx" de manière particulièrement convaincante gagnera une image...).


Notez aussi à ce sujet qu'il faut surveiller son langage en fonction de la situation : à un congrès de la SPA, vous avouerez à votre jolie voisine que vous adorez les lapins (les petits animaux qui bondissent joyeusement dans les champs) ; tandis que pour plaire à votre hôte qui vous sert du lapin à la moutarde, vous vous exclamerez que oh ! justement ! vous adorez le lapin !



Parfois aussi, le genre et le nombre s'emmêlent un peu les pédales.
Ainsi, tout le monde sait que les mots "amour" "délice" et "orgue" sont féminins au pluriel.
En écrivant ceci, je sens peser le regard sévère mais juste des gardiens du temple (ici, Jean-François Revel, si je ne me trompe), c'est vrai que c'est un peu plus compliqué que cela, mais si vous voulez approfondir, allez poser la question directement à l'Académie française, moi j'ai une note à finir...


D'autant que le pluriel de "gens" peut donner du fil à retordre.
C'est un nom masculin, tout le monde est d'accord, même Gérard Lenorman sait que l'on dit "les gens heureux".
Mais sait-il que le mot "gens" devient féminin lorsqu'il est précédé immédiatement d'un adjectif dont le féminin diffère du masculin ? Ainsi, Jacques Brel emploie le mot "gens" au féminin lorsqu'il s'interroge "Qu'avons-nous fait, bonnes gens ?" (idem pour "oh, les heureuses gens !", "les vieilles gens" etc.)

Tandis que Georges Brassens emploie avec aplomb "gens" au masculin quand il parle des "braves gens qui n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux" (parce que l'adjectif "brave" ne change pas de forme au masculin ou au féminin, vous suivez ?).


Bon, ça c'est fait...
Que reste-t-il ?

Ah oui, les noms composés ! ça c'est marrant à accorder...
Alors : dans les noms composés, on met au pluriel les noms et les adjectifs, comme ça : des grands-parents.

Les mots qui ne sont ni noms ni adjectifs restent au singulier : plusieurs demi-heures, par exemple. Ou : "Fried ! arrête de m'endormir tous mes tire-bouchons".

Evidemment, il faut voir au cas par cas si le sens le permet. Par exemple, on parle des chefs-d'oeuvre, car même si oeuvre est un nom, c'est de l'oeuvre (au singulier) de l'artiste dont on parle, et non pas de toutes ses oeuvres.

Et il y a aussi les noms composés qui s'écrivent en un seul mot. En ce cas, seul le dernier élément prend la marque du pluriel : "je vous ai apporté des bonbons" disait Jacques Brel, encore lui. Il y a des exceptions, ainsi la prochaine fois que vous aurez à le faire, pensez bien à écrire: "Mesdames et Messieurs, je vous prie de ne pas prendre ces bonshommes pour des gentilshommes", par exemple.

Et pour finir, je me doute bien que vous trépignez d'impatience à l'idée que je vais vous rappeler comment on met les noms propres au pluriel... Alors voilà, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps :

En général ils restent au singulier.

Même lorsqu'on met "les" devant, pour dire par exemple que "les Xuc, les Jay, les Fried, tous ces personnages magnifiques, constituent l'essence même de ce blog".

Par contre, il faut mettre la marque du pluriel lorsque le nom propre désigne en fait une oeuvre de ladite personne. Exemple : "j'ai lu tous les Zolas", ce qui n'est pas vrai mais en revanche "j'ai écouté tous les Renauds"...

Bon, pour être complète, j'aurais dû parler aussi des noms d'origine étrangère, mais là j'ai la flemme, et puis il vous faut le temps d'assimiler tout ça aussi...
Et je vous préviens : si je trouve une faute de pluriel de noms dans vos prochains commentaires... ! (Zac Galou, tu sors...)

la jouissance féminine

Le docteur Sygne a encore frappé...

Lisez, lisez !

dimanche 22 juillet 2007

escapades linguistiques

J'adore découvrir de nouvelles expressions, françaises ou étrangères (quand je suis capable de les comprendre...). Quelques exemples qui me viennent à l'esprit :



Ma grand'mère dit :

"monter au pays" quand elle va acheter sa baguette au centre-ville

"tire ton paletot" quand elle veut que j'enlève mon manteau



Ma mère dit :

"les filles" pour parler des prostituées

"il s'est fait appeler Arthur" pour dire qu'il s'est fait envoyer paître



Mon ex dit :

"boire une tasse au café des deux colonnes" pour... bon, j'explique pas, j'espère que tout le monde suit...



Un personnage du Léopard des Batignolles de Claude Izner dit :

"il va tomber des curés" pour signifier que le ciel est très noir et qu'il va pleuvoir serré incessamment sous peu



Les Italiens disent :

"ha fatto i soldi" (il est devenu riche) pour parler de quelqu'un qui ne donne plus de nouvelles

vendredi 29 juin 2007

Anne-Marie Comparini est certainement une salope...

J'avais lu quelque part que le mot "salope" venait de l'argot des prostituées qui appellaient ainsi les femmes qui se donnaient sans se faire payer, par plaisir... La concurrence déloyale, en fait.
La gent féminine se diviserait en trois parties concurrentes : les putes, les salopes et les bonnes soeurs...

Faites vos choix !

lundi 25 juin 2007

l'écriture de la recherche : René Lourau

L’écriture de la recherche est toujours un moment très violent. Il est difficile, et souvent décevant, d’écrire ce que l’on pense penser ou pense avoir trouvé. A l’issue de l’exploration d’un sujet, et même si une problématique en béton semble transcender le tout, on a forcément en tête un schéma à au moins trois dimensions. Il peut y en avoir quatre si on rajoute le temps, et cinq si on refuse de fermer les yeux sur " l’intuition ", ce domaine sombre et sensible des rapports entre le chercheur et sa recherche. Et au bout d’un moment, il faut toujours s’y coller, et on se retrouve à suer sang et eau pour aplanir tout ça en deux dimensions, en un raisonnement clair et qui s’enchaîne, alors qu’on préférerait faire des dessins avec des flèches partout, ou au moins pouvoir esquisser un genre de quipu.

J’aime beaucoup René Lourau, pas seulement comme auteur universitaire dont je m’inspire pour mes recherches, mais aussi comme écrivain, tout simplement. Je l’ai découvert par L’Analyse institutionnelle, qui est la publication de sa thèse d’Etat, un peu rude comme première lecture (il reprend Hegel, Castoriadis et Freud…).
Pas découragée, j’ai été éblouie (c’est le mot) par L’Etat-inconscient :

"Courbe-toi, fier Sicambre !" Ici commence, avec la légende de Clovis, roi des Francs, recevant le baptême chrétien, l’histoire de la domination telle que se la racontent dans les collections ad hoc ou en collections de poche les chiens que nous ne sommes pas encore (p. 33) […]
Sous les coups de marteau sauvages de la politique, les rapports sociaux portés à incandescence ont été courbés. La révolte peut les redresser. Le Fier Sicambre ne reste pas toujours sourd à la voix de la résistance qui, en forme de contre-pet, lui propose tout bas de remettre son existence à l’endroit : "Cambre-toi, fier si courbe !" (p. 41)


Disons qu’il est très clair dans ce livre que René Lourau choisit de ne pas réduire sa recherche à l’écriture scientifique, normée : il entraîne le lecteur au long des méandres de sa pensée, sorte de fausse écriture automatique. (Ce qui peut avoir, à la longue, un côté fatiguant. Il semble parfois manquer de rigueur et dissimuler derrière un tour de passe-passe poétique une incertitude du raisonnement. Mais pour ma part, je lui pardonne de bon cœur). Pour la même raison, il fait toujours en sorte que le contexte de l’écriture de sa recherche soit transparent. Le lecteur est ainsi invité à comprendre la manière dont la vie du chercheur influence sa recherche : (toujours dans L’Etat-inconscient, p. 22)

Rêve d’un instrument d’analyse susceptible d’objectiver l’Etat comme lui-même m’objective, combat du pot de terre contre le pot de fer – " Eh ! René, il faudrait éteindre sous la bidoche ! " lance Françoise depuis le premier étage. Je me lève et vais éteindre le gaz ; je reviens m’asseoir à ma machine : comment l’Etat distribue-t-il les rôles conjugaux, les moments de la vie quotidienne, la gestion de la maison, éco-nomie ?

Pour ceux que ces histoires d’implication intéressent, je vous renvoie à un article de René Lourau hallucinant que j’ai trouvé dans BASAGLIA, Les criminels de paix, p. 177, intitulé " Travailleurs du négatif, unissez-vous ! " qui a peut-être été publié aussi dans une revue, il m’avait déjà semblé l’avoir lu quelque part. Cet article a été écrit alors que des travaux étaient en train de se faire dans la nouvelle maison du couple Lourau, alors il y a un plombier, sa femme, les ouvriers du téléphone, etc. Lourau parle d’eux dans son texte, comme une histoire parallèle à côté de sa réflexion et de l’article proprement dit. Mais au fur et à mesure on comprend comment ce contexte incline sa recherche, et à la fin de l’article évidemment il retombe sur ses pieds et là on se dit qu’il n’aurait jamais atteint cette conclusion sans l’intervention de la femme de son plombier…

J’ai rencontré il y a pas longtemps une étudiante qui a fait son DEA avec René Lourau.

samedi 23 juin 2007

Célibataire

(ça y est, c'est mon état officiel... ça arrive même aux meilleurs !)


Mais "Célibataire", c'est surtout le titre du roman-photo que je prépare depuis six mois pour le numéro 5 de notre revue : (sic). Cette nouvelle livraison de (sic) se fait attendre, le rédac'chef temporaire évite soigneusement de nous demander nos textes, étant donné qu'il n'a lui-même pas commencé à écrire...

Alors pour nous motiver tous, voici quelques "bonnes feuilles" de mon roman-photo.

Le texte sera composé en partie d'un poème de Baudelaire, "Le Revenant" :


Comme les anges à l'oeil fauve,
Je reviendrai dans ton alcôve
Et vers toi glisserai sans bruit
Avec les ombres de la nuit,

Et je te donnerai, ma brune,
Des baisers froids comme la lune
Et des caresses de serpent
Autour d'une fosse rampant.

Quand viendra le matin livide,
Tu trouveras ma place vide,
Où jusqu'au soir il fera froid.

Comme d'autres par la tendresse,
Sur ta vie et sur ta jeunesse,
Moi, je veux régner par l'effroi.


Et sera illustré en partie par des photos en noir et blanc. Voici quelques extraits de la série que j'ai prise (oui, la bannière en faisait partie aussi !).













A vous maintenant ! Au boulot !