J'ai même une dent mutante en plus qui repousse régulièrement, et je suis déjà arrivée à l'âge où je mets du linge entre mes cuisses tous les mois, comme on dit dans les romans.
Je m'énerve parce que : Quand je me suis inscrite l'année dernière à la médiathèque de mon quartier, la bibliothécaire m'a dit : "si vous êtes mineure, il faut un mot de vos parents" ; Quand je mets les pieds dans une fac au mois de septembre, les gars de la mutuelle me tombent toujours dessus en me demandant (tutoiement obligatoire) : "tu viens pour t'inscrire ?" (non, j'enseigne ici pauvre con) Quand je rentrais dans ma salle de cours, les étudiants me prenaient pour une des leurs... Je m'installais, décidée, sur l'estrade et une étudiante qui y croyait vraiment pas, a lâché : "c'est elle, la prof ?" Quand j'ai rencontré un journaliste de Libé pour lui parler de mon ex, taulard politique, il a écrit dans son article : "jeune fille au visage encore poupin..."
Depuis, je mets des boucles d'oreilles et parfois un peu de charbon sur mes cils. Ca allait mieux. Parfois, je croisais même un gosse qui me disait "Madame"...
Jusqu'à hier soir... tadadam... Je picolais tranquillement en terrasse d'un bar du quartier Drouot avec l'affable Xuc, lorsqu'un antiquaire traverse la rue une guitare à la main en demandant à la cantonade si quelqu'un savait comment l'accorder. Xuc s'est dénoncé tout seul, j'ai même pas eu besoin de le faire... Pendant que le "musicien professionnel" suait sur une guitare classique trois-quart qui n'avait jamais été accordée, l'antiquaire me raconte un peu sa vie : cette guitare est pour sa fille, qui est merveilleuse, qui a 12 ans, qui fait du piano, qui est belle, qui fait du golf et du cheval et à qui tout semble sourire et qui sourit à tout... Je le félicite pour cette belle réussite (j'allais pas le plaindre non plus), et il me dit : "Ouh-là, c'est pas encore complètement réussi, ya l'adolescence à passer et l'adolescence... vous devez en savoir quelque chose, Mademoiselle !" Dzoïng ! (Xuc qui dérape sur la corde de mi) J'ai gardé mon calme : "j'ai 26 ans"
in petto : "mon vieux Corneille, et je t'emmerde en attendant"
Non, je l'emmerde pas, il était sympa et il a payé nos bières...
Bon, voilà qui est introduit ! Mais aujourd'hui, le Docteur Miches va se pencher en particulier sur ce phénomène fascinant et ô combien excitant qu'est l'érection. Voici à quoi ressemble un pénis au repos :
Et maintenant, en érection : Bon, je ne vais pas m'attarder sur la différence, je crois que c'est clair pour tout le monde (il est plus facile d'enfiler une capote sur la deuxième photo...). Sur le mécanisme non plus, on va pas en écrire des kilomètres : nous sommes tous adultes et vaccinés. Sur le schéma, les endroits représentés avec des petits points qui entourent l'urètre sont des corps "caverneux" et "spongieux" (c'est pas très sex, la biologie...), qui sont parcourues de petites veines. Sous l'effet d'une excitation de nature sexuelle, le coeur bat plus vite, le sang afflue dans l'organe en question, et une petite valve, à la base du pénis va se refermer pour emprisonner tout ce sang à l'endroit qui nous intéresse aujourd'hui (pas que). J'ai lu aussi que cette petite valve s'ouvre et se referme légèrement pendant l'érection pour renouveler le sang et lorsqu'elle ne fonctionne pas correctement, on a affaire au fameux priapisme (érection continue et douloureuse). Une érection sert majoritairement à avoir un rapport sexuel (plus rarement à porter une boîte de macédoine de fruit, private joke) et mène à l'éjaculation. Toutefois, entre ces deux étapes, le pénis sécrète un liquide pré-éjaculatoire. Ma maman me disait toujours : "Ma petite Louisemiches, le coït interrompu ça ne t'empêchera pas de tomber enceinte, tu sais ? à cause du liquide pré-éjaculatoire. Fais comme tout le monde et mets donc un préservatif..." Or, il s'avère que l'on m'aurait menti, car certaines études montrent l'absence de spermatozoïdes dans ce liquide. Ou alors à très faible dose, ce qui s'expliquerait par des spermatozoïdes frileux qui sont restés dans l'urètre. Car l'homme a cette jolie particularité d'éjaculer par le même canal (l'urètre, donc) qu'il urine. Le liquide pré-éjaculatoire aurait donc pour fonction de nettoyer l'urètre de toute substance présente dans l'urine qui pourrait attaquer les précieux spermatozoïdes. En plus, c'est un liquide qui a l'avantage d'être très doux sur les doigts et de lubrifier le prépuce et le reste, on ne va donc pas cracher dessus. ("Oui ma petite Louisemiches, mais tu mettras un préservatif quand même, hein ? ce liquide peut-être porteur de maladies et j'ai pas envie d'avoir la charge de ma fille handicapée toute sa vie" - Oui, maman.") Bon ensuite l'éjaculat fait tout un parcours depuis les testicules jusqu'à l'extrémité de l'urètre passant notamment par la prostate pour s'enrichir de liquides divers et variés ayant différentes fonctions, comme celle, très importante, de maintenir les spermatozoïdes en vie car ces chochottes ont une fâcheuse tendance à mourir quand elles sortent de leur milieu naturel. Au final, on obtient le sperme, substance riche en vitamines diverses (C, B12), en sels minéraux (calcium, magnésium...) et qui contient même des sucres. Bon appétit.
En fait, si je me tape l'écriture de ce post pas très marrant, c'est que le prévenant BT, compatissant à ma situation, m'a envoyé un mail (signé du pseudo Justin Bridoux, qui n'a trompé personne...) contenant ce lien pour me dire que ce que je vivais était vraiment scandaleux, même les paraplégiques ont droit à l'orgasme !
En clair, il est dit que, de même que les paraplégiques peuvent vivre leurs Jeux para-olympiques (on en a soupé tout l'été aux infos, et quand il y en plus, yen a encore !...), ils peuvent aussi avoir un para-orgasme. Car si l'érection ne pose pas de trop de problèmes, en revanche il est beaucoup plus difficile pour eux d'avoir une éjaculation, et donc un orgasme (dixit l'article). Or, au temps de ma folle jeunesse, j'eus un amant célèbre qui pouvait bloquer son éjaculation sans pour autant renoncer à l'orgasme (non mais vraiment, dit comme ça, la biologie c'est vraiment pas sex...). D'où mes questions sur le rapport entre orgasme et éjaculation chez l'homme. Après recherches, il s'avérerait que ce rapport n'est pas systématique. Dans certains cas d'éjaculation précoce, l'orgasme peut être absent. Il est aussi possible en retour d'avoir des orgasmes sans éjaculation. Cela peut être pathologique, et on parle alors d'éjaculation rétrograde : le sperme est redirigé vers la vessie (car l'urètre est bouché, ou trop contracté pour laisser passer le sperme). Ou bien cela peut être volontaire et provoqué, et on parle alors de techniques orientales qui se diffusent en Occident par des stages très chers organisés par de pseudo-gourous et ça peut être dangereux (j'ai perdu le lien vers l'article de Wikipedia qui en parle en ces termes, mais faites-moi confiance, je résume fidèlement). Il s'agirait donc d'injaculation, obtenue en pressant fortement un point situé derrière le scrotum et en-dessous de l'anus. Il faut trouver exactement le bon point et ne pas oublier de le presser assez tôt justement pour éviter l'éjaculation rétrograde. Mais je reste tout de même septique. Cette technique est louée car elle permettrait à l'homme de pouvoir avoir de nombreux orgasmes (vous n'êtes qu'une bande d'envieux) mais aussi de pouvoir continuer le rapport sexuel jusqu'à plus soif (car le pénis et son propriétaire n'auraient pas besoin de phase de récupération longue -au-delà de quelques secondes). Mais je demande à voir.
Bref, ce que je retiendrai de ces folles recherches c'est que la sexualité chez les êtres humains est beaucoup moins marrante à étudier que celle des animaux... Saviez-vous que l'homme était un des seuls mammifères à ne pas avoir d'os dans le pénis (donc de ne pouvoir le rétracter dans son corps, pour le protéger) ? En revanche, une fracture du pénis est possible, lorsque celui-ci est en érection. Saviez-vous que les reptiles avaient deux pénis ? Saviez-vous que chez les marsupiaux, le pénis se divisait en deux vers le bout ? Certains tarés (des hommes) se font "subinciser" le pénis, pour des raisons de tare mentale ou des raisons d'ordre rituel : rendre hommage aux kangourous, imiter la menstruation (en rouvrant la cicatrice) lors de certaines cérémonies, etc. J'ai même trouvé une jolie photo. Enjoy :
On peut voir aussi cette pratique comme une manière de communier avec la femme, l'union des deux sexes : au-delà du genre, l'être humain, en somme. Mais je maintiens que lorsqu'on arrive à ce genre de mutilation, c'est de l'ordre de la tare mentale :
Bref, maintenant je n'ai plus faim et pour vous dire, ma libido s'est drôlement calmée, d'un coup.
Un petit post pas très intéressant pour les curieux obsessionnels comme moi... L'autre jour je lisais quelques pages de L'Invention de Paris, par Eric Hazan (un bouquin sympathique, mais fastidieux à lire à haute dose, il faut le mélanger à d'autres lectures pour que ça passe), et au détour d'une parenthèse voilà-t-il pas qu'il parle de la "contredanse", signalant que le terme vient de l'anglais "country dance"... J'ai oublié tout le paragraphe sur la contredanse, mais cette étymologie, par contre, me trottait dans la tête depuis lors. J'ai donc fait quelques recherches, et figurez-vous qu'une polémique fait rage entre ceux que ça intéresse : - certains sont partisans de l'étymologie anglaise, "danse des campagnes", une danse qui aurait été importée par un maître à danser anglais et qui aurait remporté un vif succès parce qu'elle permettait de danser avec plein de gens en même temps. - mais, cocorico, le quadrille, présenté comme un rejeton de la contredanse, se danse à quatre, deux couples face à face. Ce qui fait dire à d'autres que "contredanse" viendrait du latin "contra saltare", grosso modo : danser face à face... Mais, en 2004 éclate un véritable coup de tonnerre dans le monde de l'histoire de la danse, grâce à la réédition d'un ouvrage de 1969, épuisé : La Contredanse. Un tournant dans l'histoire de la danse française, par Jean-Michel Guilcher. Il s'agit de sa thèse secondaire (à l'époque où ces tarés d'universitaires demandaient la réalisation de DEUX -2- thèses pour espérer entrer au sein de l'Alma Mater). Et ce brave historien conclut audacieusement en bon historien : ce n'est ni l'un, ni l'autre, en fait la contredanse française est composée d'emprunts originaux à l'une et l'autre nation... Je suis bien avancée. Mais grâce à cette recherche, j'ai découvert l'outil Google livres, dont j'entendais parler depuis pas mal de temps en suivant les débats sur la numérisation des bibliothèques. Les livres numérisés par Google permettent une recherche plein texte, ce qui est très pratique, mais n'est pas le cas des numérisations faites par des bibliothèques publiques... Encore un train de retard, je vais finir par croire aux vertus du libéralisme sauvage et crier vive Google ? (peut-être que c'est déjà fait...) Bref, pour conclure sur une petite note joyeuse, je dédicace à notre ami Bryan, grand spécialiste des chansons débiles et paillardes (parfois il m'appelle juste pour me faire écouter sur mon répondeur sa dernière trouvaille...) cette "contredanse hongroise", et je signale au passage à Fried qu'une pétition circule pour la destitution de Sarkozy. bises à tous.
Conversation de fin de soirée entre deux ivrognes : Le copain d'un copain me dit qu'il ne baise pas, et que c'est parce qu'il est trop moche... Il serait paraît-il prêt à payer pour coucher avec une "fille jolie comme [m]oi". (Tu parles : il n'a même pas fait mine de porter la main à la poche...) Je sais bien que Jay, Xuc et Fried comptent sur moi pour remonter notre moyenne de groupe, plombée par leurs activités sexuelles respectives qui atteignent chaque année des profondeurs insoupçonnées l'année précédente, mais concrètement la théorie de ce copain bourré est fausse : Moi non plus je ne baise pas...
(et alors, et si j'avais envie de le crier à toute la blogosphère ??)
Mon dieu quel bonheur mon dieu quel bonheur, le chômage s'ouvre enfin à moi... Dans le but de resserrer les finances et d'économiser la moindre pépète, je profite du mois d'août pour me familiariser avec le vélo à Paris. Un moyen de locomotion qui favorise la réflexion, beaucoup plus que le métro où je me plonge systématiquement dans un journal pour éviter d'avoir à regarder mes covoyageurs...
Donc, jusqu'ici je me suis interrogée sur :
- la nécessité d'avoir un beau cul. Vincent Baguian l'avait déjà remarqué : "les vélos d'Amsterdam font de jolis culs aux dames". Mais comme il y a peu de chances qu'un jour il me consacre une chanson, je me suis demandée à quoi pourrait bien me servir une paire de fesses fermes et musclées ? (celui qui répond : à casser des noisettes je file son numéro de téléphone à Chuck Norris). Réponse : à rien. A part peut-être à narguer les automobilistes, comme le fait Didier Tronchet dans son Petit Traité de vélosophie (Plon, 2000) :
" La différence d'attitude face au monde entre le cycliste et l'automobiliste, c'est au plus intime qu'on peut la saisir. Au niveau du cul (postérieur). Observons celui du cycliste ; légèrement en arrière, il favorise l'envol de la colonne vertébrale. La posture est proche de la statuaire antique. Elle induit une vision dynamique, un mouvement vers l'avant qui témoigne d'une belle confiance en ce que la vie lui réserve. Le postérieur automobiliste, coincé au confluent du dossier et du siège, ne peut se permettre l'arrogance d'un cul cycliste, qui exporte ses fessiers aux confins sans limites de la selle. Non, tout racrapauté sur sa molle concavité, il implique chez son propriétaire une pose semi-fœtale, qui trahit son repli sur lui-même ; impression renforcée par la simili-coquille d'œuf galvanisée de son habitacle, illusoire parodie de sécurité placentaire car elle se brisera au premier gros choc "
Peut-être qu'à force de mater de jolies fesses lorsqu'ils sont coincés aux feux rouges, les automobilistes auront l'idée eux aussi de se mettre au vélo ? (ce qui faciliterait grandement mon affaire, je l'avoue : la place de la République et celle de la Bastille sont sur le chemin entre la bibliothèque et chez moi... Manque plus que l'Etoile et ce sera parfait !)
Autre réflexion :
-c'est vraiment prétenciard d'avoir appelé Montagne la Montagne Sainte-Geneviève, car franchement en trois coups de pédales on est en haut, avant d'avoir senti les efforts imprimer leurs délicieuses marques dans mes muscles fessiers (voir plus haut...). Mais au fait, pourquoi Montagne ? Dis-moi, googole mon ami ? Eh bien il s'avère que ce coin s'appelle montagne parce qu'il s'agit d'une colline... Sous la Rome antique, on l'appelait le mons Lucotitius pour ceux que ça intéresse. Oui, l'explication est un peu décevante. Et Sainte-Geneviève parce que Clovis et Clothilde ont fait construire une abbaye au sommet, et que Geneviève y allait souvent prier... Mais du coup j'ai appris que Sainte-Geneviève était la patronne de Paris. Et cette brave femme, en dépit de cette charge de boulot déjà importante, s'est dévouée pour être aussi la sainte patronne de la Gendarmerie Nationale ! Je sais que c'est vraiment sympa de sa part, une marque de dévouement rare, mais ce n'est pas pour ça qu'elle est devenue sainte. Non en fait elle aurait convaincu les Parisiens au V° siècle de résister aux Huns, de ne pas leur abandonner leur cité, grâce à ces fortes paroles : "Que les hommes fuient, s'ils veulent, s'ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu'Il entendra nos supplications". Ah je savais déjà que les mecs étaient tous des lâches, mais là, franchement... Fuir au lieu d'aller se faire charcuter par les barbares alors que ces courageuses femmes (et je reconnais bien là mon engeance) restaient fermement enfermées dans l'Eglise à attraper de douloureuses cales aux genoux et des crampes dans la nuque !! Merci Geneviève, de les avoir ramenés à la raison.
Dernière petite réflexion, que je crois nous nous sommes tous fait :
- mais pourquoi diantre y a-t-il des vélos homme et des vélos femme ? Evidemment, le premier réflexe là encore est d'invoquer le poids de l'Histoire : les femmes ne portaient pas de pantalons, donc pour enjamber le cadre d'un vélo homme il leur aurait fallu lever la jambe bien plus haut que ne le permettait la bienséance de l'époque... Du coup, je rigole bien en descendant élégamment de selle en pensant à mes camarades masculins qui risquent de s'éclater les burnes à chaque feu rouge ! Oui, car j'ai toujours pensé que cette barre horizontale, caractéristique des vélos homme était une absurdité, voire une contre-prescription darwinienne pour notre espèce... Après recherche, il s'avère que cette barre n'est pas la seule différence entre les deux vélos : chez la femme, qui est censée avoir des hanches plus larges, la selle est plus large aussi, pour plus de confort (niveau vélo loisir). Et puis, pour les vélos sport ou compétition, les modèles existent en plusieurs tailles, et les petites tailles sont des modèles femme. En ce qui concerne la barre du milieu, toujours droite chez les hommes (et pour ma part, j'en remercie la nature !! oui bon, la vanne était facile...), il semble que cela donne plus de solidité au vélo. Et c'est justifié par le fait que les hommes sont plus lourds et pédalent plus vite, donc ils risquent de casser un cadre type vélo femme. Mais femina.fr, toujours là pour nous les femmes, nous dit que les "femmes plus averties ou très grandes peuvent facilement rouler avec un vélo homme". Nous voilà rassurées. Et l'article est illustré par une très belle photo qui donne pas du tout envie de s'y mettre (pour ma part) :