mardi 19 juillet 2011

Lapsus

A 7 heures ce matin, la journaliste de France Info nous a accueillis par un retentissant : 

"Bonjour et bienvenue sur France Info, il est 8h"

Je connais quelques coeurs (dont le mien) qui ont dû rater quelques battements...

mardi 31 mai 2011

Non, je n'ai pas tapé "Nathan Fillion à poil" dans google

C'est juste que quand James Gunn (le gars qui m'avait traumatisé avec "Troméo et Juliet", réécriture de Shakespeare version punk) me dit :  


J'achète. Surtout quand c'est le Captain Hammer qui manie la naileuse... 

Eloignez les enfants !  


samedi 14 mai 2011

Après Naples, Carcassonne et le nombril de la femme d'un agent de police...

... avoir lu Salammbô, et puis mourir !
Sans déconner. 
J'ai pris une claque magistrale avec ce bouquin. Ah Gustave ! Chapeau bas, cher ami. 

Ce roman se déroule au III° ou II° siècle avant J-C, par là. Il a pour toile de fond lesdites "guerres puniques" (du latin Poeni, nom par lequel les Romains désignaient leurs rivaux). Plus d'un siècle de guerres entre Rome et Carthage, cette dernière résistant tant bien que mal et se relevant à chaque fois, reconstruisant ses forces pour faire à nouveau face à la puissance montante du monde méditerranéen. Mais bon, en 146 avant J-C, Rome écrase Carthage définitivement, brûle et rase la ville.
Flaubert s'est intéressé à la première de ces guerres puniques, et plus exactement la révolte des mercenaires engagés par Carthage et dont la solde n'a jamais été payée. Les Romains apparaissent très peu dans cette histoire. Nous avons d'un côté les Carthaginois, représentés par le général Hamilcar Barca (le papa du futur célèbre Hannibal) et sa fille Salammbô ; et de l'autre les Mercenaires et leur chef, Mâtho, amoureux fou de la belle tunisienne.

Tout est absolument disproportionné dans ce roman, tout déborde, à l'image de la richesse de Carthage, soulignée par tous les historiens. Ça foisonne, ça grouille, ça pullule, il y a des couleurs partout, des odeurs, des myriades de peuples différents. 
La lecture est difficile, le vocabulaire est trop riche lui aussi, un mot sur dix m'échappe. Chaque phrase crée une ambiance différente, amène son cortège de sons et de senteurs. C'est véritablement incroyable, ce livre ne ressemble à rien que j'ai pu lire auparavant. Et plus on avance dans la lecture (je n'ose pas dire l'intrigue, car le mot ne colle pas) plus les passions s'exacerbent et plus on verse dans l'horreur pure.

Enfoncés les films d'horreur, les romans des collections "terreur", les vampires, les zombies et les monstres : prenez Flaubert, prenez la guerre, prenez les êtres humains... Les derniers chapitres sont franchement insoutenables, j'en avais la nausée. On finit par deviner la fin et on se prend à avoir hâte qu'elle arrive, mais l'auteur va jusqu'au bout de notre supplice en faisant de Mâtho le dernier des Mercenaires et en maintenant la tension et l'horreur grandissantes jusqu'à la dernière phrase.
Si j'ai souffert à la lecture, ce n'est rien comparé à ce qu'on imagine des difficultés de l'écriture. Mais quel génie ! quel génie !
Mais comme on sait, et pour raccorder à la référence qui sert de titre à ce post : "sans technique un don n'est rien qu'une sale manie" (Brassens, "Le Mauvais sujet repenti"). On sent le travail. Flaubert a consacré plus de cinq ans à écrire Salammbô et pour rien au monde je n'aurais voulu être à sa place !

« C'est long et l'écriture y devient de plus en plus impossible. Bref, je suis comme un crapaud écrasé par un pavé ; comme un chien étripé par une voiture de m..., comme un morviau sous la botte d'un gendarme, etc. L'art militaire des Anciens m'étourdit, m'emplit ; je vomis des catapultes, j'ai des tollénons dans le cul et je pisse des scorpions. (...) Tu n'imagines pas quel fardeau c'est à porter que toute cette masse de charogneries et d'horreurs ; j'en ai des fatigues réelles dans les muscles. »
A Ernest Feydau. 15 septembre 1861.

Vous pouvez trouver d'autres citations de Flaubert sur son travail, des critiques et le texte de l'oeuvre ici.

L'incipit de ce roman est une phrase magnifique : 
"C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar."
Moi je dis, le type qui écrit une phrase aussi justement dosée, aussi belle et rythmée, et qui sonne si juste, il peut arrêter d'écrire et retourner se coucher.

Bref, Salammbô : oui ! mais pour lecteurs expérimentés, avertis, et au coeur bien accroché.  
 

lundi 25 avril 2011

Clichy - Step One

A J-8 de la Grande Signature, je commence à m'affoler niveau travaux... J'achète une ruine, faut pas trop que je compte m'y installer sans y travailler un minimum avant. 
Alors jeudi dernier, j'ai mobilisé les copains (après une dure sélection, un vrai casting, j'ai retenu que les meilleurs, les costauds les virils !) : 

Il y avait SuperBaba, qui te dépose un évier à main nue et casse le béton avec le pied tout en s'inquiétant des voisins (là c'est ma future chambre) : 
Et l'ami Xuc et sa massette magique qui a démoli le placard dans lequel le plombier va m'installer la salle de bain : 

Et pour finir, ils ont tout descendu aux encombrants et m'ont gracieusement dégagé la grande pièce (future cuisine-salon) qui n'attendait plus que moi : 

Et donc, ce matin j'ai viré le lino pourri. Pense-bête : demander aux anciens proprios la marque de leur colle à lino. Une putain de qualité. A tel point que c'était la couche superficielle de l'agglo en-dessous qui se barrait quand je tirais sur le lino : 


Après j'ai tout mis dans de grands sacs poubelle et j'ai passé un coup de balai, avec une pensée pour l'ami Xuc qui explique à qui veut l'entendre qu'un chantier bien nettoyé est le premier pas vers la paix universelle et l'harmonie entre les hommes. 

Après ma pause clope, j'ai réussi à soulever le pied de biche taxé à l'Oncle (c'est lourd comme un cheval mort, ces trucs-là), pour m'attaquer ensuite à ces plaques d'agglo, clouées sur... sur... 


Omg. OMG. OMG !!
Du parquet !! Quasi neuf ! (enfin, jusqu'à ce que je le nique un peu en soulevant la plaque d'agglo avec le pied de biche. Et pour les petits malins : non, je ne peux pas retirer les clous avant de retirer la plaque d'agglo. Ces bestioles - complètement rouillées, évidement - sont enfoncées plus profond que la tête dans le bois, et bien souvent recouvertes d'une couche de colle. Très bonne colle, voir plus haut)

Je me suis arrêtée là, un type s'énervait sur mon interphone et puis j'avais envie de pisser et puis j'étais crevée, et puis je tremblais des pieds à la tête d'avoir dû utiliser des muscles que j'avais oublié qu'ils existaient. 
J'ai fait le tiers de la pièce. Elle ne perd rien pour attendre. 


Next step : poncer. 
Puis vitrifier. 
Puis tout recouvrir à nouveau pour s'attaquer aux murs.  (je rénove mon appart dans l'ordre que je veux, d'abord !)
Décoller le papier peint. 
Nettoyer le mur tout dégoûtant. 
Y balancer des seaux d'enduit. 
Virer les plinthes. (je ne suis même pas sûre de savoir comment ça s'écrit, alors comment faire pour les virer... J'imagine que je vais utiliser le pied de biche, maintenant que j'en ai un, je vais rentabiliser)
Virer les baguettes de bois, en haut des murs.
Et puis là : je sèche. Je fais quoi du plafond ? Je gratte la peinture (parce qu'il y a des fissures) ? je mets un genre de toile-faux plafond (ce serait la solution la plus facile, mais je ne pense pas être cap' de le faire moi-même). Je vire les espèces de moulures qui arrondissent les angles (idem, ce serait mieux mais je ne vois pas trop comment m'y prendre)? 

Bref, ensuite je peins. 

Ah et avant, il faut que je fasse un mur tout propre dans le fond de la salle de bain pour pas que le plombier s'arrache les cheveux. Ok, il est sympa et je le paye, mais c'est pas une raison. Donc j'imagine que je vais racletter ces prochains jours...

lundi 14 mars 2011

Entendu ce matin à la radio :

"Les Japonais commencent à se demander si c'était une bonne idée de construire des centrales nucléaires en zone sismique"

Maintenant ?!