vendredi 3 juillet 2009

"Un tablier de sapeur, ma moustache ?"




Découvrez Georges Brassens!



Nom de nom ! Je suis tombée sur une info qu'il faut absolument que je partage, ce matin...

Encore une fois, je suis peut-être la dernière à être au courant, mais l'Etat français, notre grand-papa à tous, s'est mis en tête, à plusieurs reprises, de réglementer le port de la moustache chez les pandores !
Ca m'hallucine... Surtout lorsqu'on lit qu'entre 1841 et 1866, puis à partir de 1914 elle était obligatoire...
En 1933 la moustache devient facultative, ouf.

(Mais une question demeure : Pourquoi ?)

Dans cet article de l'Oeil électrique, on trouve plein d'anecdotes sur le poil. Il commence par cette magnifique citation de Brigitte Bardot : "Un chat, un chien, c'est un coeur avec du poil autour". Le dessin au dessus commente : "Oh, vous êtes fou, vous me voyez avec les yeux de l'amour..."
On y apprend que 71% des PDG des 500 plus grandes entreprises américaines ont la raie à gauche...
On y apprend que les Allemands sont les cracks du championnat du monde de pilosité faciale, organisé en Suède... Attention, les restes de nourriture dans la barbe font perdre des points...
Une curieuse phrase y réunit Adolphe Hitler et Noël Mamère...

On peut aussi aller glaner quelques renseignement sur le très sélect Paris Moustache Club ("le club de ceux qui en ont sous le nez")...

Et pour finir, Moustache était le nom d'un chien, soldat sous Napoléon, et récemment décoré (post-mortem, hein ?)...

Nan, vraiment, j'en reviens pas...

dimanche 28 juin 2009

De bonnes poilades en perspective...

L'internet fait peur... C'est l'anarchie, là-dedans.
Un brave sénateur, Yves Détraigne, a donc décidé de se retrousser les manches ! Et de mettre un peu d'ordre dans ce qu'il appelle "l'hétéronymat". Car le problème est qu'en dépit des adresses IP et l'obligation pour les sites de les communiquer en cas de demande de la justice, les gens ne sont pas assez fliqués sur internet. Pensez-donc, tous ces pseudos, type choupinette091, on ne sait même ce qu'ils cachent... ou qui ils cachent...
La solution ? Enregistrer son pseudo auprès d'une Haute Autorité de Régulation... Je ne commente même pas, je vous laisse avec l'article d'Ecrans.

La passion de Philippe Val pour internet est bien connue également. Par un juste retour de bâton (ou peut-être bien à cause de... !), il se fait copieusement insulter sur le web. Par des pseudos anonymes...
Bref, la carrière ascendante fulgurante de mon tendre ami Val a pris un nouveau virage en pente. Il a été nommé à la tête de France Inter, en manoeuvrant parmi ses relations dans le monde de la presse. Il laisse Charlie Hebdo à Charb (ouf ! j'en connais qui peuvent se remettre à respirer) et débarque à la Maison Ronde, enfin à la mesure de l'ambition de sa mâchoire carrée.
Daniel Mermet frétille, évidemment... Dans Là-bas Hebdo n°36 (17 juin 2009) est publié ce message émouvant de bienvenue :


Bienvenue Philippe !



Chers Auditeurs Modestes et Géniaux,


« Comment cela est-il possible !? Dites nous qu'’il s’agit d'’un
cauchemar ! Si c’est une blague, elle n’'est pas drôle… » Depuis des
semaines, vous avez été nombreux à nous poser des questions sur
l’'arrivée de Philippe Val à la direction de France Inter. Soyez sans
inquiétude, Philippe est un vieil ami de Là-bas si j’y suis et c'’est
dans la joie que toute l’'équipe accueille celui que l'’historien
Alexandre Adler compare à Emile Zola. Et pourquoi pas à Voltaire,
Spinoza, Albert Londres ou Albert Einstein ? Car Philippe c'’est
tout ça à la fois ; une conscience, un visionnaire, et un
penseur engagé face aux grands défis de notre temps.

Et ceci à la différence de ses anciens camarades qui persistent à
végéter dans un gauchisme moisi, souvent entaché d'’antisémitisme
et d'’islamo fascisme.

En dénonçant avec courage des figures nauséabondes comme celle du
dessinateur Siné ou du journaliste Denis Robert, du dessinateur
Lefred-Thouron ou du négationniste américain Noam Chomsky, Val a
montré qu'’il avait pleinement réussi à évoluer avec pragmatisme du
côté du manche sans rien perdre de cette impertinence libertaire qui
est la marque de fabrique de cet homme de gauche.

Mais Philippe est aussi un chef d'’entreprise avisé. C’est d'’une main
ferme qu’il a conduit son journal Charlie Hebdo, là où il se
trouve aujourd’'hui.

Et certains pensent bien qu’'il pourrait faire la même chose avec
France inter.

Aujourd'’hui, familier des plateaux de télévision, penseur reconnu
de l'’élite médiatique, il tutoie nos plus brillantes personnalités,
de BHL à Carla Bruni. Il a d'’ailleurs élégamment révélé que c’est
par l'’intermédiaire de cette dernière qu'’il a pu suggérer au
président de la république, Nicolas Sarkozy de faire appel à son
vieux copain Jean-luc Hees pour présider Radio France. Et c’'est donc
ainsi, par un loyal retour d’'ascenseur, que notre habile Philippe,
se trouve aujourd'’hui à la tête de la prestigieuse radio française.

L’'ensemble des collaborateurs de France inter cherche les mots pour
remercier le Président Sarkozy de leur avoir choisi un tel chef.
C’est plein d'’entrain et de confiance qu’'ils s’apprêtent à lui faire
la fête, les regards pétillent, les sourires sont partout.

Son petit bouquet de fleurs à la main, l'’équipe de Là-bas ne sait
plus comment dissimuler sa joie.

jeudi 25 juin 2009

Le trésor de guerre du Petit Chat



J'ai mis la main dessus en nettoyant sous mon lit.
Elle avait tout planqué sous un pli du tapis...
Elle a même réussi à me gratter 1 euro 50 !




Du coup, elle a passé sa matinée à ramener les boulettes de papier une par une sous le lit...
(Je me demande si elle n'a pas des envies de maternité)

Dans la série : ma vie est passionnante...

lundi 22 juin 2009

L'aube et l'aurore au crépuscule

Hier soir au crépuscule, je demande à l'homme qui me raccompagnait la différence entre l'aube et l'aurore. Pris de court, il tente de s'en sortir en me récitant Hugo :

Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.


Joli effort ! Mais Verlaine aurait été mieux approprié :


Puisque l'aube grandit, puisque voici l'aurore

Puisque l'aube grandit, puisque voici l'aurore,
Puisque, après m'avoir fui longtemps, l'espoir veut bien
Revoler devers moi qui l'appelle et l'implore,
Puisque tout ce bonheur veut bien être le mien,

C'en est fait à présent des funestes pensées,
C'en est fait des mauvais rêves, ah ! c'en est fait
Surtout de l'ironie et des lèvres pincées
Et des mots où l'esprit sans l'âme triomphait.

Arrière aussi les poings crispés et la colère
A propos des méchants et des sots rencontrés ;
Arrière la rancune abominable ! arrière
L'oubli qu'on cherche en des breuvages exécrés !

Car je veux, maintenant qu'un Être de lumière
A dans ma nuit profonde émis cette clarté
D'une amour à la fois immortelle et première,
De par la grâce, le sourire et la bonté,

Je veux, guidé par vous, beaux yeux aux flammes douces,
Par toi conduit, ô main où tremblera ma main,
Marcher droit, que ce soit par des sentiers de mousses
Ou que rocs et cailloux encombrent le chemin ;

Oui, je veux marcher droit et calme dans la Vie,
Vers le but où le sort dirigera mes pas,
Sans violence, sans remords et sans envie :
Ce sera le devoir heureux aux gais combats.

Et comme, pour bercer les lenteurs de la route,
Je chanterai des airs ingénus, je me dis
Qu'elle m'écoutera sans déplaisir sans doute ;
Et vraiment je ne veux pas d'autre Paradis.


Et puis on s'est demandé pourquoi, le crépuscule étant un moment tellement beau, personne ne nommait jamais son enfant ainsi, à l'égard d'Aurore. Après réflexion, "Crépuscule ! Va te coucher maintenant !" a un air sinistre. Comme ce poème d'Apollinaire :


Crépuscule

Frôlée par les ombres des morts
Sur l'herbe où le jour s'exténue
L'arlequine s'est mise nue
Et dans l'étang mire son corps

Un charlatan crépusculaire
Vante les tours que l'on va faire
Le ciel sans teinte est constellé
D'astres pâles comme du lait

Sur les tréteaux l'arlequin blême
Salue d'abord les spectateurs
Des sorciers venus de Bohême
Quelques fées et les enchanteurs

Ayant décroché une étoile
Il la manie à bras tendu
Tandis que des pieds un pendu
Sonne en mesure les cymbales

L'aveugle berce un bel enfant
La biche passe avec ses faons
Le nain regarde d'un air triste
Grandir l'arlequin trismégiste


L'emploi de "trismégiste" (trois fois très grand, en grec), est particulièrement jouissif, non ? En tout cas, j'ai trouvé comment j'appellerai mon enfant...
Et l'aube et l'aurore, alors ?
Eh bien, comme son nom l'indique (alba, blanc en latin), l'aube est blanche, on sort de la nuit. L'aurore vient ensuite, elle est rose alors que les premiers rayons du soleil se dessinent. Puis, le soleil se lève.

jeudi 18 juin 2009

Petites photos entre amis (avec de vrais morceaux de private jokes à l'intérieur)

Sur les toits on ne trouve pas que des pigeons, des chats ou des couvreurs...



Maman, il me fait peur l'homme dans l'ombre qui me regarde en tirant sur sa clope !


(pub dans Le Monde, années 60 et quelques)


Et enfin, LA bière de luxe depuis presque 50 ans maintenant...


(pub Le Monde, années 60 et quelques)