mercredi 8 août 2007

bérurier noir

Alors voilà, les plus observateurs d'entre vous ont pu remarquer (sur la photo de ce bon vieux Bic noir) que j'étais retombée dans mes anciens travers...
J'ai découvert les Béru au lycée. C'était un copain qui nous refilait ses cassettes pourries pour qu'on les repique (il les avait déjà copiées à son frère). Ces cassettes étaient tellement mal enregistrées que l'expression "cassette de Brice" est passé dans notre vocabulaire pour désigner un enregistrement au son dégueulasse, les chansons coupées au milieu et qui reprenaient plus tard de manière complètement aléatoire, ou qui ne reprenaient jamais d'ailleurs. Ajoutons à cela que j'étais la grande spécialiste du copiage d'une cassette 60 min sur une 90 min (et vice versa), ça nous donne un résultat parfaitement inécoutable. Mais je reste convaincue que c'est comme ça que ça s'écoute, au final.
Las, comme vous avez pu le constater, je me suis embourgeoisée et j'ai fini par acheter les CD, c'était le début de la fin.
Aujourd'hui pour tout achever, je découvre que des vidéos sont disponibles sur internet...

Alors attention séquence nostalgie, cette "chanson" c'était peut-être notre hymne (ne nie pas, Xuc !)





SoS est sur l'album Abracadaboum, dont le succès plongea les keupons dans des affres de réflexion, qui aboutiront d'ailleurs à leur séparation.
Mais j'avoue que je ne suis pas trop attachée à cette période "Viva Bertaga", la fête, le cirque, tout ça.
Pour moi, les Béru, c'est avant tout l'album "Macadam massacre", le tout début, avant qu'ils ne s'achètent une batterie, en fait !
Attention, vidéo réservée aux amateurs...


6 commentaires:

Xuc a dit…

Dire que j'écoute Tindersticks au moment d'écrire ce commentaire... De l'eau a coulé sous les ponts de ma vie. Alors c'est toujours rafraichissant de retrouver ces chers bérus.
Tout ça me fait m'interroger sur la jeunesse et son évolution. Peut-on être quelqu'un de sain sans avoir dans sa jeunesse vécu la rage des bérus piteusement enregistrée sur une cassette (enregistrement d'après l'enregistrement d'Elise d'après l'enregistrement de Brice d'après l'enregistrement de son frère, et qui sait d'où il tenait lui-même son enregistrement) qu'on écoutait au baladeur en arpentant les couloirs du lycée ? La rage est essentielle les enfants.

louise miches a dit…

de l'eau a coulé sous les ponts, sûr ! mais c'est bizarre, moi j'écoute toujours les béru...
Quand tu parles comme ça, tu fais assez vieux con, non ? j'espère qu'il existe encore des punks de 15 ans pour t'envoyer ballader... (je vais dans ton sens, là, tu as remarqué ?)

Sygne a dit…

Bon Louise, je vais de ce pas montrer ton billet à mon punk de 13 ans de fils, grand fan des Béru, QUI NE ME CROIT PAS quand je lui dis que je les ai aimés avant lui, et qui rejette systématiquement tout ce que je lui fais écouter tout en me le ressortant dix jours après : "oh t'as vu ça, c'est bien non ?"
"Euh... c'est ce que je t'ai fait écouter l'autre jour, non ? T'avais pas aimé. "
"Ah mais c'était parce que c'était toi tu vois, mais là c'est Julie qui me l'a envoyé..."
alors moi la rage je dis c'est du conformisme à gueule d'affranchi :)

Zacharias Galouzeau de Moussaoui a dit…

Arf' Je doit avouer que je me trouve dans un situation fort similaire (cassette copiée sur le copain de la copine de ...). Je dois dire que j'aime bien plus les chansons avec le son pourave de ma cassette que celui bien leché des mp3s (copiés eux aussi sur le copain de la copine de ... mais ça n'a pas le même charme). A deux différences près cependant, je suis maintenant du côté des vieux cons et notre hymne c'était plutôt celle-ci : http://www.dailymotion.com/video/xeogc_les-beruriers-noirs-porcherie-live_music

Moi aussi je suis un vendu au système, mais j'en souffre, c'est ça être de gauche de nos jours.

Des cassettes... les dinosaures ressentaient ils au néolithique la même chose?

augenblick a dit…

"Le commando Pernod frappe dans les bistrots, de quelques milliardaires nous sommes prolétaires..."
Salut à toi ! louise miches (oui moi aussi ;)

louise miches a dit…

bah dis donc, si j'avais su ça de vous...
les masques tombent !