mercredi 3 septembre 2008

Voulez-vous danser avec moi, ce soir ?

Un petit post pas très intéressant pour les curieux obsessionnels comme moi...
L'autre jour je lisais quelques pages de L'Invention de Paris, par Eric Hazan (un bouquin sympathique, mais fastidieux à lire à haute dose, il faut le mélanger à d'autres lectures pour que ça passe), et au détour d'une parenthèse voilà-t-il pas qu'il parle de la "contredanse", signalant que le terme vient de l'anglais "country dance"...
J'ai oublié tout le paragraphe sur la contredanse, mais cette étymologie, par contre, me trottait dans la tête depuis lors.
J'ai donc fait quelques recherches, et figurez-vous qu'une polémique fait rage entre ceux que ça intéresse :
- certains sont partisans de l'étymologie anglaise, "danse des campagnes", une danse qui aurait été importée par un maître à danser anglais et qui aurait remporté un vif succès parce qu'elle permettait de danser avec plein de gens en même temps.
- mais, cocorico, le quadrille, présenté comme un rejeton de la contredanse, se danse à quatre, deux couples face à face. Ce qui fait dire à d'autres que "contredanse" viendrait du latin "contra saltare", grosso modo : danser face à face...
Mais, en 2004 éclate un véritable coup de tonnerre dans le monde de l'histoire de la danse, grâce à la réédition d'un ouvrage de 1969, épuisé : La Contredanse. Un tournant dans l'histoire de la danse française, par Jean-Michel Guilcher. Il s'agit de sa thèse secondaire (à l'époque où ces tarés d'universitaires demandaient la réalisation de DEUX -2- thèses pour espérer entrer au sein de l'Alma Mater).
Et ce brave historien conclut audacieusement en bon historien : ce n'est ni l'un, ni l'autre, en fait la contredanse française est composée d'emprunts originaux à l'une et l'autre nation...
Je suis bien avancée.
Mais grâce à cette recherche, j'ai découvert l'outil Google livres, dont j'entendais parler depuis pas mal de temps en suivant les débats sur la numérisation des bibliothèques. Les livres numérisés par Google permettent une recherche plein texte, ce qui est très pratique, mais n'est pas le cas des numérisations faites par des bibliothèques publiques... Encore un train de retard, je vais finir par croire aux vertus du libéralisme sauvage et crier vive Google ? (peut-être que c'est déjà fait...)
Bref, pour conclure sur une petite note joyeuse, je dédicace à notre ami Bryan, grand spécialiste des chansons débiles et paillardes (parfois il m'appelle juste pour me faire écouter sur mon répondeur sa dernière trouvaille...) cette "contredanse hongroise", et je signale au passage à Fried qu'une pétition circule pour la destitution de Sarkozy.
bises à tous.

2 commentaires:

BT a dit…

Oui, oui, je veux bien. Une danse tout contre l'autre, genre lambada?

louise miches a dit…

Mon pôvre BT, Jay est passé par là, déjà, avec le zouk !
Jay est Martiniquais, presque noir, et il a une gro... Hein ? oui, j'arrive !
A plus, BT !